"Liberation Day" : que prépare Donald Trump ?

POTUS/X
Publié le
2/4/2025

Les nouvelles barrières douanières mises en place par D. Trump doivent commencer aujourd’hui : c’est la fin du commerce mondial tel qu’on le connaît.

Dans les faits : À l'origine, le président américain voulait imposer des tarifs “réciproques” : “chaque pays reçoit un taux qui est celui qui, selon nous, représente les droits de douane qu’ils appliquent”, expliquait S. Bessent, secrétaire au Trésor.

  • Mais à part les 25% déjà annoncés sur l’acier, l’aluminium et les voitures, le reste est flou. Il faudra attendre le discours de D. Trump ce soir, vers 21h.

Rappel : Ces taxes visent (selon lui) à rééquilibrer la balance commerciale américaine. En 2024, les Américains ont importé pour 920 millions de dollars de + que ce qu’ils ont exporté, soit 17% de + qu’en 2023.

  • Problème : Ces barrières douanières risquent d’alimenter l’inflation aux États-Unis et pourraient pousser certains pays à se détourner des entreprises américaines, vers des partenaires moins chers.

Résultat : J.P. Morgan estime à 40% le risque de récession aux USA cette année, et Goldman Sachs a revu cette même probabilité à la hausse, de 20 à 35%. La croissance mondiale a, elle, été revue à la baisse de 3,3% à 3,1%. Face aux incertitudes, les investisseurs se tournent vers l’or qui a dépassé son record à 3100 dollars l’once.



De l’autre côté, ces augmentations pourraient aussi booster les échanges mondiaux : la Chine, le Japon et la Corée du Sud ont par exemple annoncé vouloir renforcer leur coopération et même signer un accord de libre-échange.

  • Et l’Europe ? Elle prépare la riposte et a “un plan solide” pour répondre, affirme U. von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Dans son viseur : les géants de la tech et de Wall Street, comme la Bank of America, Google ou encore Amazon, qui pourraient subir de nouvelles taxes et des réglementations plus strictes.

Bref. L’avenir reste incertain, mais le président Trump n’exclut pas de négocier une baisse avec chaque pays individuellement, en échange, bien sûr, d’une politique douanière favorable aux USA. Puisse le sort nous être favorable.