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Qui mettra la main sur Armani ?

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Publié le
28/9/2026

La maison de luxe italienne va lancer des discussions avec LVMH, l’Oréal et EssilorLuxottica pour céder une participation minoritaire dans l’entreprise.

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Un peu de contexte. Le célèbre styliste G. Armani est décédé à l’âge de 91 ans il y a un peu plus d’un an. De son vivant, il refusait toute cession ou introduction en Bourse, mais, n’ayant aucun enfant pour reprendre le flambeau, G. Armani a désigné dans son testament 3 entreprises pour reprendre sa maison.

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Dans les faits : Ni LVMH, ni L’Oréal, ni EssilorLuxottica n’auront le contrôle à 100% d’Armani (faut pas rêver). Le testament explique que 15% du capital doit être vendu dans les 18 mois suivant sa mort à l’une des trois entreprises (ou équivalent) et que, trois ans plus tard, l’acquéreur aura la possibilité de monter jusqu’à 54,9%.

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Problème : Aucun des trois groupes ne semble pressé de sortir le chéquier :

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  • EssilorLuxottica, déjà partenaire d’Armani pour les lunettes jusqu’en 2038, concentre ses investissements dans la medtech et le marché américain.

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  • L'Oréal est détenteur d’une licence Armani jusqu’en 2050 et cherche surtout à préserver cette activité.

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  • LVMH, de son côté, a déjà l’expérience des grandes maisons de mode, mais l’intégration ne sera pas évidente : Armani est très diversifié (hôtels, restauration, mobilier, etc.). Et, gros point noir, les activités les plus rentables (lunettes et parfums) ne sont donc pas directement exploitées par l’entreprise.

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Donc, une autre solution est envisagée : Répartir ces 15% entre les trois, mais il y a encore un problème : combien vaut Armani ? L’entourage de l’entreprise parle de ≈ 10 milliards d’euros, mais les investisseurs potentiels situeraient la valeur du groupe entre 3 et 7 milliards.

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  • Rappel : Si les trois géants ne veulent pas trop dépenser pour Armani, c’est aussi par rapport à sa situation financière. Le chiffre d’affaires de la maison italienne a reculé pour la deuxième année consécutive, avec une baisse de 5% en 2024 et de 2,8% en 2025 par rapport aux années précédentes.

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Et maintenant ? Si la cession n’aboutit pas d’ici mars 2027, Armani pourrait commencer à préparer une introduction en Bourse, ce qui serait un virage majeur pour la maison qui a longtemps défendu son indépendance.

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Bref. En attendant, Armani n’est pas au chômage partiel : elle a nommé un nouveau directeur général, remanié son conseil d’administration et recruté D. Vitale, un grand designer italien, à la direction artistique pour moderniser la marque.