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Marine Le Pen dévoile un “contre-budget”

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Publié le
7/10/2026

M. Le Pen est apparue aux côtés de J. Bardella pour la première fois depuis l’affaire des écrits antisémites, pour tenter un contre-UNO en dévoilant un “contre-budget”.

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Dans les faits : Le RN parle non seulement de 140 milliards d’économies, mais aussi d’au moins 30 milliards de baisses d’impôts. Et pour faire ces économies, le parti identifie notamment 4 segments : 24 milliards d’euros de rationalisation de la dépense publique, 20 milliards sur la Sécurité sociale, 12 sur les dépenses liées à l’immigration, et 9 sur la contribution française à l’UE.

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Objectif : Ramener le déficit public à 3,7% du PIB en 2027 (contre 5% dans le projet gouvernemental), puis 2,2 % en 2032, et réduire la dette de 10 points en 5 ans. Puis le parti veut aussi se poser en alternative crédible et gagner en crédibilité sur le plan éco.

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Est-ce que c’est faisable ? Eh bien les économistes ont des doutes… M. Le Pen veut faire passer les dépenses publiques de 57,3 % à moins de 50 % du PIB en 2032, et ING estime qu'un tel ajustement aurait des conséquences sur la croissance.

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  • Selon M. Plane, économiste à l'Institut français de l'économie, “Le RN prévoit environ 100 milliards d'euros d'ajustement structurel sur 2027 et 2028. Avec un tel choc, les prévisions de croissance affichées ne sont absolument pas crédibles.”
  • “Ce n'est pas sérieux. On ne peut pas faire comme si un choc budgétaire aussi massif pouvait n'avoir aucun impact sur l'activité”, confirme A. Morlet-Lavidalie, économiste chargé de la France chez Rexecode.

Plus encore : Interrogé par le Financial Times, L. Subran, chef économiste d’Allianz, juge aussi certaines propositions difficilement réalisables, comme réduire les prestations sociales des étrangers, diviser par deux la contribution française au budget de l’UE ou faire intervenir la BCE pour réduire le coût de la dette. Certaines nécessiteraient notamment des réformes constitutionnelles.

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Un peu de recul. Le problème n'est pas seulement l'ampleur de l'effort : une grande partie des économies (dont celles tirées des 4 segments cités plus haut) est incertaine ou insuffisamment détaillée, alors que les baisses d'impôts, elles, sont bien réelles.

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  • À noter : Les cadres du RN ont attribué la baisse du taux d’emprunt français hier à leur présentation, mais Bloomberg et le Financial Times l’expliquent surtout par la baisse des prix du pétrole.

Bref. Il y a tout de même un élément qui rassure dans ce budget : c’est la “règle d'or” budgétaire proposée par le RN. En clair, si elle est effectivement contraignante, elle pourrait obliger un gouvernement RN à abandonner ou modifier une partie de son programme pour respecter ses propres objectifs de déficit.