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Le point sur la situation économique de la France à la rentrée

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Publié le
2/9/2024


On profite de la rentrée pour faire le point sur la situation économique en France.

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Dans les faits : Pendant que certains sirotaient des cocktails au bord de la plage, du côté de l’Insee, l’ambiance du mois d’août était différente : l’institut a mis les bouchées doubles en publiant de nombreux rapports.  

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Côté inflation : L’indice des prix à la conso (l’inflation) s’est établi à 1,9 % en août, son plus bas niveau depuis 2021. Cette baisse est due à la chute des prix de l’énergie (de 8,5% en juillet à 0,5% en août), qui compense la hausse des prix des services (2,6% en juillet contre 3,1% en août).

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Côté croissance : Le PIB a augmenté de 0,2% au deuxième trimestre contre une estimation de 0,3%.

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  • La consommation des ménages a légèrement augmenté (de -0,1% au 1er trimestre à 0,1% au 2ème trimestre) et les dépenses d’investissement des entreprises ont diminué ce trimestre (-0,5%), mais sont restées stables comparé au 1er trimestre.

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Côté emploi : L’emploi salarié a très légèrement diminué au deuxième trimestre avec une baisse de 12 900 emplois et après une hausse de 0,3 % au premier trimestre (soit +78 600 emplois).

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Problème : Les chiffres semblent bons mais la réalité est toute autre. Selon D. Ferrand, économiste et DG de Rexecode, « la croissance, depuis le début de l’année, provient uniquement du commerce extérieur et de la dépense publique. Du côté du secteur privé, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent ».

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  • Plus encore : Le 23 août, l’Insee a publié l’indicateur du “climat global des affaires”. Il est remonté à 97 après avoir chuté de 99 à 94 en juillet. Selon l’Insee, ça révèle “une dynamisme assez faible de l’activité sous-jacente, au-delà du boost ponctuel apporté cet été par les Jeux olympiques”.

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Et maintenant ? Le plus gros problème reste l’incertitude politique. « Les chefs d’entreprise ont mis les projets d’investissements ou de recrutements sur pause » selon F. Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises.

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  • Pour ne rien arranger : On a enregistré plus de 63 000 défaillances d’entreprises sur un an à la fin juillet qui « ne sont plus imputables à l’effet Covid et aux remboursements de PGE [prêts garantis par l’Etat] » mais plutôt à des causes structurelles selon F. Asselin.

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  • Les faillites touchent des entreprises comptant entre vingt et cent salariés, alors qu’elles concernaient les toutes petites entreprises il y a quelques mois.

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À noter : Le flou artistique pourrait bientôt toucher à sa fin. E. Macron reçoit Bernard Cazeneuve, François Hollande et Nicolas Sarkozy à l’Élysée aujourd’hui et l’entourage du président a précisé que la rencontre avec B. Cazeneuve s’inscrivait dans la poursuite des consultations pour nommer le prochain premier ministre.

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Bref. D’après H. Baudchon, responsable de la recherche économique sur les pays de l’OCDE chez BNP Paribas, il n’y a pas de quoi s’inquiéter : « Quand on regarde les déterminants de l’investissement ou de l’emploi », la politique d’un gouvernement « n’est pas du tout le déterminant principal. Ce qui compte pour les entreprises, ce sont les débouchés » liés à leurs investissements.

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