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Est-ce qu'OpenAI est désormais "too big to fail" ?

OpenAI
Publié le
10/11/2025

Sarah Friar, la directrice financière d’OpenAI, a dérapé la semaine dernière.

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Dans les faits : Elle a prononcé le mot “backstop", soit le besoin d’un soutien gouvernemental pour son plan d’investissement de 1 400 milliards de dollars de son entreprise sur huit ans. L’objectif est de financer des data centers et des infrastructures en IA avec une garantie publique en cas de défaut.

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Problème : OpenAI s'engage sur plus de 1000 milliards de dollars de partenariats et demande en parallèle une garantie du gouvernement ? Non, ça ne passe pas, et elle l’a vite compris. Elle s’est donc dépêchée de clarifier ses propos sur LinkedIn, et S. Altman (le CEO) a publié un livre long post sur X pour tenter d'apaiser la crise.

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  • Au passage, D. Sacks, le monsieur IA de l’administration Trump, a bien précisé qu’il n’y aura pas de plan de sauvetage et que si OpenAI venait à tomber, une autre entreprise prendrait le relais.

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Un peu de recul. Avec tous ces dramas, une question se pose : est-ce qu’OpenAI est “too big to fail” ? Pour rappel, OpenAI est la plus grande startup du monde, valorisée 500 milliards de dollars.

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  • Mais c’est aussi plus de 1 400 milliards de dollars d’engagements avec des entreprises comme Nvidia, Amazon, Microsoft… et seulement 20 milliards de revenus projetés en 2025 avec une rentabilité attendue en 2029.

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Plus que tout : Ce qui inquiète, c’est la nature “circulaire” des deals (A investit dans B qui investit dans A). Pendant la crise des subprimes, non seulement les banques étaient “too big to fail”, mais elles étaient surtout dépendantes les unes des autres.
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Les investisseurs se sont donc débarrassés de leurs actions des entreprises IA : au total, elles ont perdu 820 milliards de dollars de capitalisation boursière en une semaine, soit la pire chute depuis les droits de douane de Trump en avril.
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Bref. Malgré tout, il y a un homme qui reste convaincu que le gouvernement doit soutenir les géants de l’IA : c’est J. Huang, CEO de Nvidia - selon lui, la seule manière pour les États-Unis de rester devant la Chine dans cette course à l’IA.