La startup IA de Yann LeCun lève 1 milliard de dollars à l’occasion d’un tour de table historique

Boom, premier tour de table et la startup IA de Y. Le Cun est déjà une licorne, valorisée plus de 3 milliards d’euros après avoir levé 890 millions. Et pour une fois, on parle bien d’une startup installée à Paris, loin de la Silicon Valley.
Rappel : Le Français Y. Le Cun, c'est l'ex-directeur de la recherche en IA de Meta (où il a passé plus de 10 ans). Et il y a à peine quelques mois, il annonçait son départ du géant pour lancer ses propres travaux sur “une nouvelle branche de l’IA”.
Concrètement, pour lui, les grands modèles de langage (LLM) type ChatGPT ou Claude ne sont pas ce que l’IA a de mieux à offrir. Il penche plutôt vers ce qu’on appelle des “world models”, capables de modéliser leur environnement et appréhender le monde grâce à la vidéo, et non plus seulement le langage.
- En clair, il travaille sur une IA inspirée de l’apprentissage humain : par exemple, un bébé n'apprend pas la physique en lisant un manuel, mais en regardant une tasse tomber.
Spoiler, le projet plaît beaucoup. Sa startup Advanced Machine Intelligence (AMI) a levé plus d’1 milliard de dollars, soit la plus grande levée de fonds en série A (premier tour de table d’une startup) jamais enregistrée en Europe.
- Pas étonnant : Y. Le Cun peut compter sur une dream team du tonnerre pour l’épauler, dont 6 anciens de chez Meta, A. LeBrun (cofondateur de Nabla, spécialiste de l’IA dans la santé) ou encore L. Solly (ex vice-président de Meta Europe).
La startup voulait lever 500 millions de dollars et se retrouve avec le double. C’est d’ailleurs un phénomène global : les startups IA ont levé à elles seules ≈ 225 milliards de dollars l'année dernière, soit près de la moitié du montant total investi par les fonds de capital-risque en 2025.
À noter : Parmi les investisseurs, on retrouve des gros poissons comme Nvidia, le fonds de J. Bezos, ou encore Samsung. Sans compter les Français qui ont voulu se joindre à la fête comme R. Saadé, B. Arnault ou encore X. Niel.
Un peu de recul. Si Y. Le Cun a décidé de s’installer à Paris et non à San Francisco, ce n’est pas seulement pour les verres en terrasse et les baguettes fraîches. Le but de ce tour de table XXL est avant tout de créer “une entreprise globale basée en Europe”, alors que les géants de l’IA sont pour l’instant (presque) tous en Chine ou aux États-Unis (shout-out Mistral AI).
Bref. Pour l’instant, AMI compte une douzaine d’employés répartis entre Paris, New York, Singapour et Montréal. Next step : multiplier les partenariats pour trouver des données de qua-li-té sur lesquelles entraîner leurs IA. Y’a plus qu’à.











