Travis Kalanick, fondateur d'Uber, est de retour avec une nouvelle startup

C’est le tweet qui a fait frissonner la tech et les finance bros ce week-end : Travis Kalanick, le fondateur d’Uber, est de retour.
Pourquoi on en parle ? Depuis 8 ans, T. Kalanick développe CloudKitchens, une entreprise de ghost kitchens (restauration conçue exclusivement pour les commandes en ligne et la livraison de repas). Mais ce week-end, il a révélé que ce n’était que l’arbre qui cachait la forêt.
Flashback. T. Kalanick, c’est le cerveau derrière Uber. Un fondateur réputé pour sa brutalité et sa capacité à forcer le passage pour imposer son modèle. Mais en 2017, après une série de scandales internes (accusations de harcèlement, discrimination et culture toxique) le conseil d’administration finit par le pousser vers la sortie.
- Après son départ forcé, il a pris la tête de City Storage Systems, maison mère de CloudKitchens, qui a atteint une valorisation de ≈ 15 milliards en 2022.
Aujourd’hui, T. Kalanick lance Atoms, une entreprise dédiée à la création de “robots utilement employés” conçus pour accomplir des tâches productives dans l’économie réelle. La stratégie repose sur 3 axes :
- Alimentation : Avec CloudKitchens et son labo Lab37, Atoms développe déjà des machines d’automatisation culinaire, dont le “Bowl Builder”, capable d’assembler des repas à la chaîne. Le labo est d’ailleurs dirigé par E. Meyhofer, ex-patron du programme de conduite autonome d’Uber.
- Mines : Le pilier d’Atoms pourrait être la robotique industrielle appliquée aux sites miniers. Pour renforcer cette stratégie, il est sur le point d’acquérir Pronto, une startup de véhicules autonomes pour sites industriels fondée par son ancien collègue d’Uber A. Levandowski qui a cofondé le leader du secteur, Waymo. Uber aurait investi 100 millions de dollars dans cette partie d’Atoms.
- Transport robotisé : Atoms développe une plateforme roulante (“wheelbase”) pour robots, destinée à servir de base à différentes machines autonomes capables de se déplacer dans le monde physique.
Un peu de recul. Ce projet marque un retour indirect de T. Kalanick dans la conduite autonome, qu’il avait lancé chez Uber dès 2015. Pour rappel, ce projet avait conduit à un procès pour vol de secrets industriels commencé par Google contre Uber. A. Levandowski a été condamné à 18 mois de prison, puis gracié par D. Trump.
Bref. Selon certaines sources, T. Kalanick souhaite déployer la conduite autonome plus rapidement que Waymo, qu’il juge trop prudente dans son expansion. Et dans un manifeste publié sur le site d’Atoms, T. Kalanick décrit ce projet comme sa reconstruction entrepreneuriale après Uber, donc autant vous dire qu’il sera agressif. L'entreprise compterait déjà plus de 1000 employés.











