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Céline à Paris, Mark à Bruxelles

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Publié le
17/9/2026

La présidente de la Commission européenne propose qu’on tire une bûche au Canada pour qu’il rejoigne l’UE en tant que “premier membre associé”. Et c’est pas seulement parce qu’elle adore le sirop d’érable…
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Dans les faits : “C'est le pays le plus européen en dehors de l'Europe”, si on en croit U. von der Leyen, mais il n’y a pas que ça. L’UE a pleinnn de raisons de vouloir se rapprocher du deuxième + grand pays du monde.
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Concrètement, l'un des premiers moteurs de ce partenariat, c’est la guerre commerciale lancée par le président américain. L’an dernier, les trois quarts des exportations de marchandises canadiennes étaient à destination des États-Unis, contre seulement 15% des exportations américaines à destination du Canada.

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  • C’est en partie ce déséquilibre qui a poussé D. Trump à taxer à 50% une vingtaine de milliards de dollars de marchandises canadiennes, et qui motive aujourd’hui M. Carney, le Premier ministre canadien, à construire d’autres alliances commerciales.

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Et côté européen ? C’est simple : en plus d'être super sympas (et même officiellement top 1 du classement des pays les + sympas), le Canada a des sols extrêmement riches : on parle de minerais rares (qu’on utilise dans les batteries, etc) et pour lesquels l’Europe dépend aujourd’hui de la Chine.

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Pour rappel, il existe déjà un traité de libre-échange qui date d’il y a une dizaine d’années entre les deux puissances. Mais certains pays membres (dont la France) ne l’ont toujours pas ratifié, notamment par peur que les importations canadiennes fassent concurrence à l’agriculture locale.

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  • Résultat : Aujourd’hui, l’Europe est le deuxième partenaire commercial du pays en ce qui concerne les services et les biens.

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Un peu de recul. Cette fois-ci, la proposition d’U. von der Leyen va plus loin : elle parle notamment de mettre fin aux visas nécessaires pour voyager entre l’Europe et le Canada, de faire participer le pays au programme Erasmus, de partenariats militaires…

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  • À noter : Le Parlement européen a déjà annoncé l'ouverture d'une antenne à Ottawa pour “faciliter les échanges transatlantiques”. Près des yeux, près du cœur…

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Bref. Action-réaction : D. Trump a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane à l’UE, voire de restreindre fortement les échanges, si cette « association » aboutit. En attendant, les premières bases de l’accord devraient s’établir cette semaine, et il reste encore du chemin, mais qui sait... On accueille déjà Céline Dion à Paris, alors pourquoi pas M. Carney à Bruxelles...