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La Chine se met en chasse. Elle veut augmenter les taxes sur les investissements extérieurs des ultra-riches, notamment leurs fonds domiciliés à l’étranger. Résultat : c’est la panique à Singapour, Hong Kong et compagnie...
Comment en est-on arrivé là ? Le déficit de la Chine a augmenté de 18% en 2025. En parallèle, les recettes de l’État baissent aussi, notamment à cause de la dépression du marché immobilier chinois (= sa perte de valeur, pas sa déprime).
- Pour boucler son budget, l'État se retrouve donc à jouer à "Attrapez-les-tous !" avec les niches fiscales chinoises. Notamment celles qui consistent à ne pas taxer les fonds de ses résidents à l’étranger, là où un pays comme les États-Unis les taxe à 30% par exemple.
Depuis janvier, la Chine prévoit donc de taxer les revenus générés par ces fonds à 20%. Et le tout à plusieurs étapes différentes : ouverture du fonds, distribution de dividendes, fermeture… Hier, le pays a carrément annoncé une grande campagne pour rapatrier les taxes qui auraient dû être payées sur ces fonds (jusqu'à 25 ans en arrière). Le Tricount va être salé…
- À noter : C’est notamment l’IA qui permet à la Chine de lancer ce vaste programme de taxation, puisque ses administrations fiscales n’avaient pas les capacités de s’occuper des fonds établis à l’étranger.
Un peu de recul. L’annonce subite d’une taxe de 20% a été - vous l’imaginez bien - mal vécue par les personnes concernées. Notamment parce que s’acquitter d’une telle taxe implique dans la plupart des cas de vendre des actifs. Et la prise de tête continue puisque vendre des actifs peut en soi changer la composition du fonds et donc la valeur de la taxe à régler.
- Il n’empêche, cette taxe trace sa route : depuis janvier, les grandes fortunes concernées reçoivent des textos personnalisés leur demandant de déclarer le montant de leurs investissements à l’étranger. Et s’ils ne règlent pas l’addition, la Chine gèle leur fond.
Bref. Après, le pays reste dans le flou concernant la valorisation exacte et totale de ces fonds. Pour l’instant, les personnes concernées peuvent juste déclarer sur l’honneur la valeur de leurs actifs à l’étranger, avant de régler la taxe. Croix de bois...











