Le vice-président américain J.D. Vance est arrivé à Islamabad pour lancer un second round de négociations avec l’Iran

J.D. Vance/X
Publié le
21/4/2026

Le vice-président américain J.D. Vance est arrivé à Islamabad hier soir, pour lancer le second round des négociations avec l’Iran qui se tient aujourd'hui. Et il y a urgence : le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis expire ce soir.

Problème : La tenue des négociations est incertaine : l’Iran affirme “ne pas être sûr” de venir, à cause du blocus américain dans le détroit d’Ormuz, réactivé ce week-end pour immobiliser le navire iranien Touska. Mais de son côté, D. Trump menace de détruire les ponts et les centrales iraniennes si le pays ghoste J.D. Vance.


Résultat : Les marchés actions ont ouvert à la baisse et le cours du pétrole est reparti à la hausse hier (+5%). L’analyste du Financial Times G. Rachman anticipe “des périodes d'escalade du conflit entrecoupées de périodes de négociations” pour les semaines à venir.


Et maintenant ? Pour que les cours se stabilisent, il faut un accord, sauf que la route vers la paix est encore longue. Le dernier accord Iran-États-Unis, signé en 2018, avait mis… trois ans à être négocié. Et J.D. Vance est revenu les mains vides du round 1 des négo' (qui ont duré 21 heures le 11-12 avril).

  • En attendant, le conflit coûte de + en + cher, notamment à l’Asie, le continent le + dépendant du détroit d’Ormuz : 28 jours de détroit fermé coûteraient entre 97 et 299 milliards à la région, selon l’ONU, et pourraient faire basculer 8,8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté.

À noter : Ce conflit transforme la manière d’agir des traders. Selon le trader du hedge fund Citadel S. Barrack, il suffisait de suivre les flux de pétroliers en mer pour anticiper les cours du pétrole avant la guerre. Maintenant, ce sont plutôt les posts de D. Trump sur Truth Social qu’il faut consulter. La volatilité sur les prix du baril s’envole donc, avec une hausse de 300% en quelques semaines.


Un peu de recul. En parallèle, ce conflit renforce la montée en puissance des entreprises de la défense, mais aussi de l’énergie renouvelable et des matériaux, à l'œuvre depuis 2022 : +35% pour le MSCI Europe défense et aéronautique et +75% pour le panier d'actions énergie renouvelable de Goldman Sachs sur un an.

  • Concrètement, les entreprises qui permettent aux pays de sécuriser leurs chaînes d'approvisionnement, en réduisant leur dépendance au gaz, au pétrole ou aux matières premières importées, sont les stars du moment.

Bref. D. Trump, qui n’a pas profité du 4/20 pour prendre une chill pill, affirme tout de même “hautement improbable” qu’il étende le cessez-le-feu avec l’Iran si les négociations n’avancent pas…