D. Trump lance un ultimatum à l'Iran

Après près de 4 semaines de guerre, D. Trump a craqué samedi soir : il a menacé de détruire les infrastructures énergétiques iraniennes si Téhéran ne rouvre pas le détroit d’Ormuz sous 48 heures.
- Rappel : On parle là du détroit avec un grand D, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz mondial, qui est bloqué depuis quelques jours. L’Iran impose des restrictions et va jusqu’à exiger des paiements pour garantir le passage des navires.
Problème : L’Iran a laissé D. Trump en "vu". En parallèle, les Américains commencent à sentir un petit truc en plus à la pompe à essence après quatre semaines de guerre en Iran. Sur les deux dernières semaines, les prix de l’essence aux États-Unis ont bondi de plus de 30 % dans plusieurs États américains.
- Plus encore : La crise énergétique semble avoir été sous-estimée. Les réserves stratégiques américaines ne sont remplies qu’à 60 %, et les mesures d’urgence, dont la levée partielle de sanctions contre la Russie et l’Iran, montrent vraiment que c’est la panique à bord.
- Cerise sur le gâteau : D. Trump a lancé cet ultimatum seulement quelques heures après avoir annoncé qu'il comptait "ralentir" l'engagement en Iran.
Et maintenant ? En cas de frappes américaines sur les infrastructures énergétiques iraniennes, Téhéran promet en retour de cibler des infrastructures vitales dans toute la région. “Vitales” comme les installations énergétiques et les usines de dessalement dans le Golfe par exemple.
Un peu de recul. Les États-Unis prennent cher, mais les plus touchés sont les pays avec peu de réserves, comme les Philippines, le Vietnam, le Sri Lanka ou la Thaïlande, qui subissent des perturbations concrètes : fermetures massives de stations-service, réduction du temps de travail, fermeture temporaire des écoles...
Et en France ? Rassurez-vous, il n’y aura “pas d’augmentation” du prix du gaz avant mai, a assuré E. Wargon, présidente de la Commission de régulation de l’énergie. Ouf. Par contre, à partir de ce moment-là… avec la guerre en Iran, la facture de gaz des Français pourrait augmenter de 15% en mai.
- À noter : Comme 95% du gaz consommé en France est importé, les répercussions se feront ressentir avec deux mois d’écart. Pour avril, on sera encore sur les prix de février, mais dès mai… tout le monde n’est pas concerné : 40 % des ménages ont des contrats avec des taux fixes.
Bref. RDV dans 24h…











