Le Royaume-Uni va avoir un nouveau premier ministre

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Publié le
20/7/2026

Aujourd’hui, Andy Burnham va remplacer K. Starmer et devenir le Premier ministre britannique. S’il a promis beaucoup de choses, la situation financière de l’Angleterre pourrait vite le forcer au compromis…


Comment en est-on arrivé là ? Le Royaume-Uni change de Premier ministre + vite que Shein change de collection : 7 Premiers ministres en 10 ans… À peine le temps de retenir leurs noms.

  • Et A. Burnham, le très populaire maire de Manchester qui succède à K. Starmer à la tête du pays, membre lui aussi du Parti travailliste, a un vrai défi devant lui : la croissance du Royaume-Uni tourne au ralenti, le pays souffre de l’impact du Brexit… et la classe moyenne décroche.

Résultat : Pour relancer l’économie, A. Burnham a une idée : décentraliser le pouvoir, pour donner plus de pouvoir à l'échelle locale. Il aimerait notamment que ces administrations gèrent une + grande partie des recettes fiscales du pays, pour mieux répondre aux besoins de leurs habitants.

  • À noter : A. Burnham s’est d’ailleurs fait connaître en demandant + d’aides pour le nord de l'Angleterre, zone la + pauvre du pays, pendant le Covid. Et il a réussi à faire revenir les investisseurs à Manchester : sous son mandat, Manchester a enregistré une croissance moyenne de 3,1% par an, soit deux fois plus que le reste du pays.

Plus encore : Il prévoit aussi un + grand contrôle d’administrations publiques clés. Il aimerait par exemple nationaliser Thames Water, l’entreprise privée qui gère ¼ des ressources en eau du pays et qui croule sous les dettes + les amendes. Et il parle aussi de lancer “le plus grand plan de construction de logements depuis l’après-guerre”.


Problème : Tout ça, c'est bien, mais on ne sait toujours pas comment il compte financer son programme, qui reste d'ailleurs vague pour le moment.


Un peu de recul. Sa marge de manœuvre budgétaire est d’autant plus limitée qu’il a promis de maintenir les efforts de réduction de la dette de R. Reeves, l’ex-ministre des Finances, et son parti promet de n’augmenter aucun des trois principaux impôts du pays.


Bref. Pour l’instant, A. Burnham a plutôt fait le pari de la discrétion : il n’a donné aucune conférence de presse et garde secret le nom de la plupart de ses futurs ministres, tout comme le chiffrage de son futur budget. Mais il devra bien choisir où couper dans la dépense et où investir un jour…