Recherche
Icône de croix blanche sur fond noir.
Nos derniers articles

Ce que D. Trump pourrait dire à Davos

© Denis Balibouse/Reuters ; © Will Oliver/EPA/Bloomberg
Publié le
21/1/2026

D. Trump s’exprime aujourd’hui au Forum de Davos, devant 64 chefs d'État et 1 700 chefs d’entreprise… et vu ses attaques récentes contre ses collègues, l’ambiance promet d’être glaciale (et c’est OK : Davos, c’est aussi une station de ski).

‍

Dans les faits : Le Forum avait prévu tout un tas de sujets, mais les dernières sorties de D. Trump ont bouleversé le programme. En plus des menaces qui visent le Groenland, il a dégainé un « Conseil de la Paix » pour concurrencer l’ONU, partagé des memes avec notamment une carte des États-Unis élargie au Danemark, au Canada et au Venezuela, et taclé le Royaume-Uni.
‍

‍
Cerise sur la gâteau : Tel un ex un peu amer, il a publié des messages échangés avec M. Rutte, secrétaire général de l'OTAN, et… E. Macron.

‍

  • En réponse, le président français a défendu hier l’activation de l’instrument anti-coercition de l’UE, équipé de ses Ray-Ban Aviators à la Tom Cruise. En parallèle, le Parlement européen a gelé la ratification de l’accord commercial conclu avec les Etats-Unis en juillet dernier.

‍

Résultat : Le monde entier a les yeux rivés sur la réponse de D. Trump. Dans son discours, il devrait montrer les muscles au sujet du Groenland, mais aussi vendre son “Conseil de la Paix”.

‍

  • Rappel : Ce conseil, où seuls les États-Unis auraient un droit de veto, ne réjouit pas les foules : seuls 3 pays (sur 58 invités) se disent intéressés pour l’instant, d’autant que chaque État membre devra faire un Lydia d’un milliard de dollars aux États-Unis.

‍

  • À noter : D. Trump prévoit aussi de rencontrer M. Rutte, le secrétaire général de l’OTAN, et “d’autres acteurs clés” à propos de son projet d’achat du Groenland. "Vous allez voir jusqu'où je peux aller" a d'ailleurs déclaré D. Trump hier soir...

‍

Un peu de recul. Le World Economic Forum (WEF) de Davos avait perdu de sa hype ces dernières années, mais pour cette édition, le forum n'a rien à envier à un combat Gane - Aspinall. Cette renaissance, le WEF la doit en partie à L. Fink, CEO de BlackRock, nouveau président par intérim suite aux scandales du fondateur K. Schwab - c’est notamment grâce à lui que D. Trump a répondu présent.  

‍

  • Et si le forum a des aires d’octogone cette année, ce n'est pas anodin : le WEF était initialement prévu pour s’accorder à l’échelle internationale…

‍

Bref. Du côté des finance bros présents à Davos, ça soupire dans les couloirs : pour Politico, ils auraient plutôt aimé voir les États-Unis “réfléchir aux manières de réduire le risque de contagion en cas d’éclatement de la bulle IA” plutôt que de mettre le Groenland dans le panier.