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Banijay, maison mère de Betclic, fait la plus grosse acquisition de son histoire en absorbant Tipico

Publié le
28/10/2025

La boîte de production Banijay (Koh Lanta, Black Mirror, etc.) mise maintenant sur les paris sportifs : après avoir racheté Betclic, elle s’apprête à empocher Tipico pour 3 milliards d’euros. Le plus gros rachat de son histoire.

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Pourquoi on en parle ? Avec ce rachat, le groupe de S. Courbit, le O.G. de la téléréalité en France, passe numéro 4 des paris sportifs en Europe. Et l’intégration de Tipico devrait doubler le chiffre d'affaires annuel de sa branche dédiée aux paris en ligne, Banijay Gaming.  

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Un peu de contexte : Banijay vient de boucler une année record avec un résultat net qui a doublé en 2024. Avec des finances aussi saines, tout le monde s’attendait à ce que l’entreprise se renforce dans la production audiovisuelle et rachète son concurrent, le britannique ITV Studios.

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  • Mais Banijay a finalement snobé son secteur historique au profit de celui en pleine croissance des paris sportifs (+4,7% en France en 2024). D'ailleurs, ce segment pèsera maintenant autant que la production dans les activités du géant, valorisé 4,5 milliards en bourse.

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Quel intérêt ? Ce marché, c’est une jungle où les grands dévorent les petits : en 2024, FDJ United a empoché Kindred pour 2,5 milliards, Flutter Entertainment a racheté Snaitech 2,3 milliards… et le marché se concentre autour de quelques gros acteurs. Banijay veut en faire partie.

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  • Ça tombe bien, Betclic (déjà sous l'aile de Banijay) et Tipico se partagent l’Europe : Betclic est leader du pari sportif en France, au Portugal, et en Pologne, Tipico, lui, domine l’Allemagne et l’Autriche. Les deux champions sont donc complémentaires.

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Un peu de recul. Avec ce rachat, Banijay devient aussi agile que les braqueurs du Louvre face à une régulation de plus en plus stricte : la France et les Pays-Bas parlent par exemple d’augmenter les taxes sur les jeux d’argent, donc s’implanter dans de nouveaux pays permet de réduire les risques.
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Bref. S. Courbit - qui a aussi financé la série Peaky Blinders - consolide donc son empire des paris sportifs (sans casquette plate ni manteau en laine pour l’instant, mais on perd pas espoir).