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Comment fonctionne le business de Wimbledon ?

Wimbledon/X
Publié le
23/6/2026

Saviez-vous qu’il y a quand même une hiérarchie parmi les tournois du Grand Chelem ? Et touuut en haut de la pyramide, il y a Wimbledon. Historique, classe, premium… certes, mais aussi ultra lucratif.

Pourquoi on en parle ? Wimbledon a commencé lundi et cette année, le tournoi devrait rapporter 465 millions de recettes, contre 400 pour Roland Garros. Et ça va tellement bien du côté de Wimbledon que l’enveloppe pour le prize money a même augmenté de 20%, à ≈ 4,2 millions d’euros. À titre de comparaison, Roland-Garros, c’était 2,8 millions chacun.

Comment c’est possible ? En + des règles particulières (comme les habits blancs pour les joueurs et les fraises à la crème) Wimbledon a un business modèle qui lui est propre et tourne en partie autour du système exclusif des debenture tickets.

  • Concrètement, ce sont des sortes d’obligations émises par le All England Lawn Tennis Club (qui organise le tournoi). Elles permettent d’obtenir un siège premium sur le court principal, valable 5 ans : ce sont les billets les + prestigieux du tournoi, et aussi les + chers : comptez ≈ 380 000 livres par place. Un prix qui a + que triplé en 2 ans, selon Bloomberg.

Plus encore, ces billets donnent accès à des restaurants et salons privés. Et surtout, ce sont les seuls que les spectateurs peuvent revendre librement quand ils ne souhaitent pas assister aux matchs. Résultat : les prix explosent sur le marché secondaire, souvent 4 fois + chers, ce qui en fait, au passage, des actifs très intéressants pour les investisseurs.

  • Après, ces obligations restent rares (un peu moins de 4000 émises) et sont souvent entre les mains de familles qui assistent depuis des années au tournoi, laissant peu de place aux nouveaux venus qui doivent même payer un supplément pour s’inscrire sur le registre des détenteurs.

Un peu de recul. Ces billets premium permettent en partie au club organisateur de financer le tournoi, et c’est ce qui différencie en partie Wimbledon des autres compétitions. Par exemple, très peu de logos sont visibles sur les courts. Wimbledon ne compte même que 17 sponsors officiels, contre une quarantaine pour l’Open d’Australie par exemple.


Bref. Wimbledon a une image beaucoup + premium et moins “commerciale” que les autres tournois du Grand Chelem. Le club qui organise le tournoi londonien a la mainmise sur absolument toutes les décisions et contrôle parfaitement son image. Épuré, classe, anglais… Il manque juste Alcaraz cette année pour que ce soit parfait.