Les finances publiques ont un coup de chaud

…Et ce n’est que le début. 49 départements sont placés en vigilance rouge ce lundi, avec des températures attendues entre 40 °C et 42 °C cette semaine. Pourquoi on en parle ? Alors, on n’est pas les seuls à souffrir puisque les finances publiques aussi ont un coup de chaud : les vagues de chaleur pourraient coûter jusqu’à 210 milliards d’euros annuels à la France selon une étude d’Allianz Trade. Dans les faits : Allianz Trade estime que la croissance des principales économies européennes pourrait être réduite de 5 à 7 % d’ici 2030. Et la France pourrait bien ramener la coupe à la maison avec des pertes de PIB estimées à 210 milliards d’euros. À titre de comparaison…
- Italie : -128 milliards d’euros
- Allemagne : -114 milliards d’euros
- Espagne : -104 milliards d’euros
Comment c’est possible ? L’étude identifie un seuil critique de 30 °C, au-delà duquel les pertes de productivité s’accélèrent : entre 30 °C et 35 °C, la production horaire diminuerait de 1,10 euro par degré supplémentaire. Cette baisse de productivité pèserait sur la rentabilité des entreprises, limiterait l’investissement et pourrait provoquer des hausses de prix liées à une offre qui diminue.
- Plus encore : La hausse des températures pourrait faire grimper les prix de l'énergie. Plusieurs centrales nucléaires avaient dû réduire leur production pendant la canicule de 2019 à cause des contraintes de refroidissement.
Les recettes fiscales de la France pourraient donc diminuer de 1,8% par an en moyenne, ce qui entraînerait une dégradation supplémentaire du déficit public de 2,2% en moyenne sur la période étudiée.Un peu de recul. L’Insee avait estimé en 2025 que les canicules de l’été précédent n’avaient pas eu d’impact immédiat significatif sur l'économie. Mais les canicules de 2026 pourraient avoir un impact plus marqué puisqu’elles arrivent en période de travail, contrairement à celles de 2025. Bref. Allianz Trade estime qu’il faudra investir massivement pour éviter que l’économie européenne ne transpire trop dans les années à venir (rénovation thermique, climatisation, assurances et protection des populations les plus vulnérables).










