L'événement sportif le + lucratif de l’histoire

La Coupe du monde démarre aujourd’hui et 180 000 billets sont encore disponibles à la revente, preuve pour certains que la FIFA a été un peu trop gourmande sur les prix des billets…
Rappel : Cette Coupe du monde devrait générer 13 milliards de dollars, ce qui en ferait l'événement sportif le + lucratif de l’histoire, loin devant l'édition de 2022 au Qatar (7,9 milliards), les JO de Paris (5,24 milliards) ou les Enhanced Games (ils étaient trop high pour compter).
Problème : Si la FIFA a réussi à créer un événement à 13 milliards, c’est notamment grâce à l’envolée de ses revenus liés à la billetterie (+ 2 milliards par rapport au Qatar). Et ça, c’est grâce à une innovation qui fait autant débat que les Birkenstock sabots : le dynamic pricing (= les prix des billets qui ne sont pas fixes et fluctuent en fonction de la demande).
D’où ça vient ? Le dynamic pricing a d’abord été introduit par les compagnies aériennes à partir des années 70, quand le trafic aérien a été dérégulé. Très lucratif, il a aidé à l’émergence de nouvelles compagnies. Et tout le monde a copié la pratique (SNCF, Live Nation, etc).
- Sauf que le dynamic pricing a tendance à se baser sur le prix maximal qu’un individu peut payer pour un billet plutôt que le prix jugé abordable ou juste. Donc il est souvent encadré, pour limiter les excès. Problème : la FIFA n’a pas mis de limites aux prix des billets - ce qui explique les places à 33 000 dollars pour la finale... contre 1 600 dollars maximum en 2022.
Plus encore, la FIFA héberge un site de revente de billets pour la première fois, sur lequel on trouve des billets à 2 millions (sachant qu'elle prélève entre 15 et 30% de commission sur les ventes). Un symbole, pour beaucoup, d’une Coupe du monde devenue trop premium, éloignée des racines populaires du foot.
Un peu de recul. La FIFA - qui collectionne les scandales de corruption comme d’autres les cartes Panini - se retrouve donc encore une fois traînée en justice : les États du Texas, de New York et du New Jersey ont ouvert une enquête sur ses pratiques. Ils l’accusent, entre autres, de recel de billets pour faire artificiellement monter la demande, et donc les prix.
Bref. Avec tout ça, et tous ces billets encore dispo’ à la revente, le dynamic pricing pourrait bien avoir fini par tuer la demande... Sans compter que les hôtels américains, en plein blues, sont à deux doigts de mettre du Adèle à fond dans les couloirs : les réservations sont inférieures aux attentes et ils se retrouvent à devoir baisser leur prix, pour espérer faire venir des clients.











