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Pourquoi la croissance française a fait mieux qu’attendu au troisième trimestre

Antoine Schibler/Unsplash
Publié le
31/10/2025

Le PIB de la France a progressé de 0,5% contre 0,2% attendu ce trimestre, et la croissance de l’Hexagone double au passage celle de l’Allemagne et de l’Italie. Non, vous ne rêvez pas.

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Dans les faits : Ce rebond de croissance éclaircit l’horizon. L’Hexagone est maintenant sur la voie des 1% de croissance en 2025, soit l’objectif du gouvernement (lequel, on ne sait plus).  
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Comment en est-on arrivé là ? La réponse est claire : les entreprises. Ces +0,5% ont été drivés par l’export et l’investissement.

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  • Les exportations ont augmenté de 2,2% ce trimestre. Et qu’est-ce qu’il y avait dans les valises ? Surtout des médicaments, des armes et des avions.

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  • La sainte trinité du PVF (pain-vin-fromage) enregistre par contre un coup de mou, une conséquence probable des droits de douane de D. Trump : l’agroalimentaire + les vins et spiritueux reculent.

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Mais la plus grande surprise vient des entreprises : +0,9% d’investissements sur le trimestre, et ça, malgré la situation politique floue — traditionnellement une raison de garder son cash sous le matelas.

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  • Si elles investissent autant (surtout dans les équipements, les produits manufacturiers et le numérique), c’est entre autres pour ne pas rater le coche de l'IA.

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Résultat : avec l’Espagne (+0,6% de croissance), la France fait maintenant partie des bons élèves de la zone euro, qui enregistrent une croissance moyenne de 0,2% ce trimestre. Elle trace même l’Allemagne et l’Italie (à… 0% ce trimestre).  
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Un peu de recul. Est-ce que ce rebond pourra durer ? Tout dépend du détail du prochain budget, qui prévoit pour l'instant d’alourdir la taxation des grandes entreprises, ce qui pourrait freiner leur investissement.

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  • La consommation des ménages reste l’autre grand frein de la croissance française : elle n'a contribué qu'à 0,1% de croissance ce trimestre. Donc si les exports ou les investissements diminuent, il n’y aura plus rien pour porter la croissance.

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Bref. Ça redémarre, mais sans conso, et avec, comme d’hab, un taux d’épargne parmi les plus hauts d’Europe (près de 19% du revenu disponible) : de l’argent en coma profond qui n’est pas encore prêt de faire décoller le PIB.