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Pourquoi la Bourse japonaise s'enflamme depuis la victoire aux législatives de Sanae Takaichi

S. Takaichi/X
Publié le
9/2/2026

La Première ministre japonaise, S. Takaichi, a remporté les élections législatives haut la main et on peut dire qu’elle vient de redonner le sourire aux investisseurs.

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Pour rappel, il y a un mois, la Première ministre, qui a sans doute trouvé l’inspi’ en France, a fait le pari risqué de dissoudre le Parlement après avoir perdu le contrôle des deux chambres. Mais contrairement à d’autres, elle a remporté 316 sièges sur 465, la victoire la + large obtenue par un parti depuis la Seconde Guerre mondiale.

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Qu’est-ce que ça change ? Le taux d’endettement du Japon, qui s’élève à 230% du PIB (vs 118,2% en France), S. Takaichi s’en moque : elle estime que l’État doit investir massivement quoi qu’il en coûte (les souvenirs…). Et cette victoire écrasante lui donne des ailes la liberté de gouverner.

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  • En clair, le budget 2026, qui a été gelé pendant sa campagne, pourrait être profondément remixé avec des mesures de soutien pour les entreprises de la Défense, de l’agroalimentaire et de la tech’.

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Concrètement, certains parlent déjà d’un retour du “Takaichi trade” : investissement massif dans les entreprises → + d’argent en circulation → affaiblissement du yen → baisse du coût des exportations japonaises, qui deviennent + compétitives à l’étranger.

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  • Résultat : les entreprises japonaises gonflent leurs revenus une fois convertis en yen. Ce qui pousse les marchés à se débarrasser de leurs obligations d’État pour investir directement dans les boîtes. Tout ce que veut S. Takaichi.

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Et les investisseurs approuvent. Après la victoire du Parti libéral-démocrate, les actions japonaises ont bondi à des sommets historiques : le Nikkei 225 (le principal indice boursier japonais, sorte de CAC 40 nippon) a grimpé jusqu’à +5,7%.
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Un peu de recul. Est-ce qu’il y a des avantages pour nous ? Oui et non. Déjà, la stabilité politique au Japon = un budget de défense record et donc une porte grande ouverte pour les entreprises militaires françaises comme Thales et Safran. Pareil pour le nucléaire que le pays veut relancer, EDF & Cie n’attendent que ça.

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  • Plus encore : un yen faible peut pousser les touristes qui se rendent au Japon à dépenser toujours + dans les boutiques de luxe françaises sur place.

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Bref. Après, il faudra quand même un sacré boost touristique pour compenser les pertes des entreprises françaises installées au Japon. Leurs revenus en yen vaudront moins une fois qu’ils seront convertis en euros…