La dette s'est envolée cet été

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Publié le
31/8/2026

Il s’est passé beaucoup de choses cet été, et parmi le déluge de news, la France et les États-Unis ont un point commun : leur dette explose, et les gouvernements ne peuvent plus fermer les yeux.


Pourquoi on en parle ? Aux États-Unis, la dette inquiète tellement que le gouvernement a dû intervenir en urgence cet été, et en France, le débat autour de la dette est au cœur de la campagne présidentielle.


Dans les faits : Mi-août, les taux d’emprunt français ont atteint les 4,10 %, des niveaux qu’on n’avait pas vus depuis près de 18 ans, alors même que les pires turbulences (Budget 2027 et Présidentielles) sont encore à venir.


Même chose aux États-Unis : La dette américaine vient de dépasser les 40 000 milliards de dollars, et les taux d’emprunt des obligations à 30 ans ont atteint cet été des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis 2001.

  • Résultat : Le lendemain, le Trésor américain a donc annoncé "doubler au minimum" ses plans de rachat de dette publique ce trimestre, ce qui a provoqué une chute des taux, une hausse de l'or, mais aussi des actifs à risque comme le bitcoin.

Comment en est-on arrivé là ? Il y a des raisons spécifiques à la France : les investisseurs s’inquiètent notamment du déficit, de l’incertitude qui entoure le budget 2027 et des Présidentielles. D’ailleurs, la dette a été le premier sujet abordé par les candidats à l’occasion du tout premier débat présidentiel organisé par le Medef.


Mais le point commun entre les pays du G7, c’est l’impact de la guerre entre les États-Unis et l’Iran qui accélère l’inflation, et donc la remontée des taux d’emprunt.

  • Concrètement, pour le G7, le surcoût est déjà estimé à 16 milliards et pourrait atteindre 34 milliards en + d’ici fin mars 2027 si les rendements restent à leurs niveaux actuels selon le Financial Times.

Plus encore : Les taux augmentent aussi puisqu’il y a aussi de moins en moins d’argent disponible... Entre la défense, l’IA, et la transition énergétique, les États sont maintenant en concurrence avec de nombreux investissements privés et publics, et doivent donc se battre en + pour attirer l’épargne disponible.


Bref. Malgré tout, Fitch a décidé de maintenir la note de la France vendredi dernier. Mais résultat des courses, en Europe, pour tenter de ralentir l’inflation qui pèse lourd dans la balance, la Banque centrale européenne, qui a déjà relevé ses taux directeurs en juin, pourrait encore les relever en septembre. Aux États-Unis, K. Warsh a aussi laissé sous-entendre à la conférence de Jackson Hole qu’une hausse des taux directeurs était envisagée.