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Qui sont les véritables riches ?

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Publié le
4/6/2026

Est-ce que vous êtes riche ? “Non.” Les véritables riches, après tout, ce sont des B. Arnault ou V. Bolloré, n’est-ce pas ? Détrompez-vous.

Dans les faits : Selon l’Observatoire des inégalités, 4,8 millions de personnes sont riches en France. Ça veut dire qu’elles vivent avec + du double du niveau de vie de la moitié des Français, soit + de 4 292 euros par mois, après impôts.

  • Concrètement, les riches représentaient 7,5% de la population française en 2023. Un chiffre plutôt stable sur les 10 dernières années. Dans le détail, 5% de la population gagne + de 4905 euros par mois, et 1% + de 7512 euros.

Mais qui sont-ils ? Attention, ça risque de vous surprendre (ou pas) : les ¾ des actifs riches sont des cadres supérieurs, ont + de 45 ans et 1 tiers d’entre eux vit en agglomération parisienne. Beaucoup habitent aussi à la frontière suisse, sûrement pour l’air de la montagne…

Concrètement, 6,5% des ménages français sont millionnaires, contre 145 milliardaires estimés (= 0,00021% de la population). Par exemple, la fortune des Hermès (loin d'être en cash, attention), dépasse la valeur de tous les logements de Marseille réunis. “Tu veux quoi pour ton anniversaire, un week-end à Marseille, ou Marseille ?”

Un peu de recul. Vous nous direz qu’il y a une différence entre quelqu’un qui gagne 4000 euros par mois, et B. Arnault (homme le + riche d’Europe). Et vous avez raison : les critères pour définir la richesse font débat.

  • Contrairement au seuil de pauvreté qui est bien défini (1 288 euros par mois), il n’y a aucune définition officielle de la richesse en France. Pour la mesurer, on se base donc principalement sur les inégalités : les riches le sont en comparaison avec les plus pauvres.

Plus encore, comme il y a toujours + riche que soit, la plupart des riches ne se reconnaissent pas en tant que tels. En 2023, + de la moitié des Français pensaient faire partie de la classe moyenne, contre 7% qui se disaient “aisés”. Même parmi les 20% les + riches, ⅔ se disaient encore de la classe moyenne (le fourre-tout ultime).

Bref. “Les riches constituent une population très hétérogène. En théorie, il y a beaucoup plus d’homogénéité chez les pauvres”, expliquent M. Pucci Porte et P. Madec, de l’Observatoire français des conjonctures économiques. Sans compter que les écarts se creusent de plus en plus : la valeur totale des 500 + grosses fortunes françaises a été multipliée par 6,6 ces 20 dernières années.