Samsung, Micron, SK Hynix : Les géants des semi-conducteurs sont au sommet

6 des 15 entreprises dans le monde à dépasser les 1 000 milliards de dollars de valorisation sont dans le secteur des semi-conducteurs.
Pourquoi on en parle ? Le haut de la liste des indices boursiers prend des airs de grande cousinade… Mercredi, le géant des puces sud coréen SK Hynix a dépassé les 1 000 milliards de dollars de valorisation boursière, moins de 24h après l'américain Micron. Et sur 12 mois, il a pris… 1 000% en Bourse (go big or go home, comme on dit).
- Ensemble, Samsung et SK Hynix sont tellement dynamiques qu’ils ont fait tripler la valeur du Kospi, le principal indice boursier sud-coréen, en 18 mois. Le dernier phénomène comparable, c’était le x3 du Nasdaq, le principal indice de la tech américaine, dans les 2 ans avant l’explosion de la bulle Internet, en 2000.
Comment en est-on arrivé là ? En deux lettres : IA. D'un côté, les entreprises de logiciels s’effondrent parce que les agents IA menacent de les remplacer. De l'autre, la croissance hors normes des 7 magnifiques (comme Nvidia, Microsoft et Alphabet) pourrait ralentir, selon le financier J. Anderson, vu que leurs dépenses liées à l’IA drainent leurs liquidités.
- En revanche, celles qui fournissent “les pelles et pioches” de l’IA, soit les fabricants de cartes mémoire et de puces, sont en lévitation. En Europe, le Stoxx 600 (les 600 principales valeurs européennes) a pris 6% depuis le début de l'année, quand le Stoxx Europe total semiconductors (tout est dans le titre) a bondi de… 113%.
Concrètement, cette flambée est encore + impressionnante aux États-Unis et en Corée du Sud : les bénéfices des entreprises du S&P 500, le principal indice boursier américain, ont augmenté de 22% cette année. Mais ce chiffre serait tombé à 15% sans Micron et Nvidia.
- Plus encore, ces géants ont les poches aussi profondes que Mary Poppins : J. Huang, le patron cuirassé de Nvidia, prévoit d'investir 150 milliards par an à Taiwan, soit 10 fois plus "qu’il y a 4 ou 5 ans".
Un peu de recul. Si tout sourit aux géants des puces, c’est que le marché est ultra concentré : une poignée d’acteurs se partagent le savoir-faire, et l’offre devrait rester inférieure à la demande jusqu’à fin 2027 minimum. Ils ont donc un pricing power (capacité à fixer les prix) hors normes.
Bref. Pour les analystes, la hausse des géants sud-coréens comme SK Hynix ou Samsung Electronics pourrait continuer : malgré leur envolée en Bourse, les entreprises du Kospi restent moins bien valorisées que celles du S&P 500.











