Volkswagen envisage jusqu’à 100 000 suppressions de postes

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Publié le
29/6/2026

Volkswagen, qui a déjà fait un grand ménage, envisage maintenant jusqu’à 100 000 suppressions de postes dans le cadre d’un vaste plan de restructuration.


Pourquoi on en parle ? En plus d'être l'un des piliers de l'économie allemande, le groupe auto est aussi l'un des plus grands employeurs d'Europe avec plus de 600 000 employés.


Comment en est-on arrivé là ? C'est simple : le constructeur auto allemand estime que son modèle historique, qui consiste à développer en Allemagne, produire en Europe et vendre à l’échelle mondiale n’est plus adapté.


Pourquoi ? Le groupe fait face à plusieurs difficultés avec un recul des ventes en Chine, le pressing des constructeurs chinois, des droits de douane américains et la faiblesse du marché européen qui reste inférieur de 16% à son niveau d’avant la pandémie.


Le groupe allemand cherche donc des solutions. Et alors qu’il visait 50 000 suppressions d'emplois en Allemagne d’ici 2030, ce nouveau projet pourrait en ajouter 50 000 et la fermeture de quatre usines en Allemagne.

Problème : Certains analystes estiment que ces réductions de coûts ne suffiront pas tant que les constructeurs chinois seront capables de produire une voiture électrique au moins 6 000 euros moins cher que Volkswagen.

  • Ce projet de licenciement serait surtout un message envoyé à l’UE pour qu'elle renforce ses mesures de protection du secteur auto. Pour rappel, l’UE a déjà instauré des droits de douane sur les véhicules électriques fabriqués en Chine et envisage des mesures similaires pour les hybrides.

Un peu de recul. C'est tout le secteur européen qui est touché. Depuis le début de l’année, Volkswagen recule en Bourse d’environ 30%, Stellantis de 50% et Renault de 30%.

Bref. On peut s’attendre à ce que d’autres constructeurs européens suivent la même voie que Volkswagen pour mettre la pression sur Bruxelles, mais aussi pour redevenir compétitifs. Le projet doit être présenté au conseil de surveillance le 9 juillet et devrait donner lieu à des négociations tendues avec les puissants syndicats allemands. Le comité d’entreprise de Volkswagen a déjà annoncé qu’il s’opposerait fermement au plan.