Les grandes banques américaines publient des résultats historique

Les grandes banques américaines publient leurs résultats trimestriels pour ce début d’année riche en émotions, et… ne vous inquiétez pas, tout va bien pour elles.
Dans les faits : Après Goldman Sachs avant hier (un carton plein, meilleur trimestre depuis 5 ans, 5,6 milliards de dollars de bénéfices…), au tour de Citi, JP Morgan et Wells Fargo d’éblouir les investisseurs. C’est simple, dans l’ensemble, leurs bénéfices sont ex-cep-tion-nels.
JP Morgan a annoncé un bénéfice net de 16,5 milliards (contre 14,6 milliards en 2025), le deuxième meilleur trimestre de son histoire. Chez Citi, on est carrément sur une hausse de 42% sur un an du bénéfice qui atteint les 5,8 milliards. Les deux banques dépassent donc largement les prévisions, tout comme Wells Fargo dont les bénéfices ont progressé de 7%.
Comment en est-on arrivés là ? Ils peuvent remercier la volatilité sur les marchés, déclenchée par la guerre en Iran puisque c'est l'activité de trading qui porte tout Wall Street. Chez Citi, les revenus de la branche marchés actions ont bondi de 19% par rapport au 1er trimestre 2025 et de 20% chez Wells Fargo.
- Plus que tout : Les commissions de la partie banque d’investissement (les fameuses, celles que les traders touchent à chaque transaction) ont explosé de 12% pour Citi et de 28% pour JP Morgan – un record depuis 2021.
En clair, + les cours boursiers sont volatils → + les investisseurs font bouger leurs investissements dans leur portefeuille → + les banquiers touchent des commissions à chaque opération. Et avec la guerre, les marchés s’envolent justement dans tous les sens.
Un peu de recul. Ce n’était pas gagné d’avance : jusqu’ici, les grandes banques américaines signaient leur pire début d’année en Bourse depuis 2023. L’indice KBW, qui suit leur performance et sert de baromètre du secteur, a perdu 6% ce trimestre, du jamais-vu en 3 ans, surtout alors qu’il avait augmenté de 30% en 2025...
Bref. Malgré la guerre et la hausse des prix de l’énergie, l’économie américaine “reste résiliente”, affirme le CEO de JP Morgan, J. Dimon (qui nous a pourtant habitués à voir le verre à moitié vide…). Point noir au tableau par contre, la crise du crédit privé effraie de plus en plus les investisseurs et pourrait bien perturber les prochains résultats.











