L'accord de rachat de SFR est accepté

Et voilà, les trois compères (Bouygues Telecom, Orange et Free) ont signé l’accord de rachat de SFR.
Contexte : Ça fait des mois et des mois que les trois mastodontes des télécoms sont en négociation et, depuis un peu moins de deux mois, ils étaient en négociations exclusives. Mais c’est bon : l’accord a enfin été trouvé. SFR devrait être racheté pour 20,35 milliards d’euros.
Dans les faits : Si tout se passe comme prévu, le marché passera de quatre à trois acteurs majeurs, qui devraient se répartir les actifs comme ceci :
- Bouygues Telecom récupérera la plus grosse part du gâteau, avec des activités représentant environ 52% du chiffre d'affaires en 2025, dont SFR Business, 5,9 millions de clients grand public et une partie des réseaux.
- Free en récupérera environ 27%, dont les 6 millions de clients RED by SFR.
- Orange héritera des 21% restants, soit ≈ 4,9 millions de clients.
Mais l’opération doit encore être approuvée par les autorités de concurrence françaises et européennes. Historiquement, les régulateurs sont assez réticents aux fusions en raison du risque de hausse des prix pour les consommateurs.
- De son côté, le gouvernement français a indiqué qu’il surveillerait de près l’impact sur l’emploi avec les plus de 8 000 salariés de SFR, l’évolution des prix et le maintien des investissements dans les réseaux télécoms.
Mais pour que tout marche comme sur des roulettes, Orange avait déjà engagé des discussions avec les autorités pour anticiper l’examen réglementaire. Et maintenant que c’est presque terminé, le consortium s’engage à garantir l’emploi des salariés concernés jusqu’au début de 2029.
- Mais bon, selon une enquête interne réalisée en janvier dernier, 81% des salariés craignent de perdre leur emploi et un quart présentent des risques de burn-out. Sympas les afterwork.
Et maintenant ? Un peu comme le Grand Prix de Monaco d’hier, ça risque d’être un peu long… Pas de goudron défectueux à l’horizon mais une administration qui prend son temps. La signature définitive des documents juridiques est attendue au second semestre 2026, avec une finalisation potentielle de l’opération au second semestre 2027.
Bref. On en connaît un qui est impatient de recevoir son petit virement de 20,35 milliards d’euros, histoire d’éponger un peu ses dettes.











