Pourquoi la France attire encore les investisseurs étrangers malgré l'instabilité ?

Malgré un contexte économique plus que douteux, la France reste la destination de référence pour les investisseurs étrangers. Atchik, atchik, atchik…
Dans les faits : Le dernier baromètre EY sur l’attractivité de l’Hexagone est formel : oui, ça va mal, oui, l’Europe est au bord du gouffre, mais la France, tel un certain village en Armorique, tient bon. Pour la septième année de suite, elle reste la première destination européenne pour les investissements étrangers. Youhou.
Comment en est-on arrivé là ? Vous allez croire qu’on se répète mais… La guerre dans la région du Golfe est la cause n°1 d’incertitude sur les marchés en ce moment. Ça + les droits de douane, l’instabilité politique, la guerre en Ukraine, la pandémie prochaine liée à l’hantavirus… (Non, on rigole).
- En clair, l’Europe a pris un coup au moral, et au porte-monnaie. Au total, EY recense 5026 décisions d’investissement, dans 47 pays européens en 2025. Soit une baisse globale de 7%.
Mais alors, pourquoi la France s’en sort ? Déjà, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Les Britanniques nous envient sûrement notre parlement (c’est pour vous dire), la dette italienne a atteint le fond du fond, l’Allemagne vient à peine de renouer avec la croissance de son PIB après 2 ans de récession…
Plus encore, la France se veut leader de l’IA européenne. Sans parler de la défense (merci Thalès, Safran et toute la clique) ou de l’énergie bas-carbone. En clair, des activités à forte valeur ajoutée, particulièrement utiles en ce moment. Ajoutez à ça la qualité des infrastructures locales et une main d’œuvre qualifiée...
Un peu de recul. La France reste sur la première marche du podium (Léon Marchand serait fier), mais les investissements étrangers ont quand même globalement baissé : -17% entre 2024 et 2025. Les investissements américains en Europe, moteur historique, ont été divisés par 2 depuis 2022.
Bref. Les perspectives pour les deux prochaines années sont plutôt mauvaises, la France va commencer à subir la pression de ses propres voisins européens, notamment l’Europe du Sud et centrale, chez qui la main-d'œuvre coûte beaucoup moins cher et la fiscalité plus attractive. Tu quoque mi fili.











