Luca de Meo a dévoilé son plan de relance pour Kering

Luca de Meo (DG de Kering, au centre) - © Jerome Bonnet/Kering
Publié le
17/4/2026

Ça y est. Après 7 mois d’attente, L. de Meo a enfin révélé son plan stratégique pour l’avenir de Kering. En un mot : l’excellence (mais pas de pression).

Dans les faits : Hier à Florence, capitale du cuir et berceau historique de la mode où Gucci a été fondé en 1921, avait lieu une des (si ce n’est la) journées investisseurs les plus importantes de l’histoire du groupe. C’est simple, certains attendaient PSG-Liverpool et d’autres, le plan ReconKering (eh oui, L. de Meo et son amour des jeux de mots…), qui doit remettre sur pied le plus italien des géants français du luxe.

Rappel : La reconquête de Kering, c’est surtout celle des investisseurs. Le groupe a perdu plus de 60% de sa valeur en Bourse depuis son pic d’août 2021. Et les ventes décevantes de Gucci, réduites de moitié en 2025 à un peu + de 6 milliards contre 10 milliards en 2022, alors que la marque représente presque la moitié des revenus du groupe, n’ont rien arrangé.

Résultat : Le Dr. de Meo a étudié, analysé… et a maintenant un diagnostic : le groupe est déséquilibré. Et surtout, trop dépendant des clients aspirationnels (au budget non extensible) et des + jeunes, premiers impactés par le ralentissement global de l’économie.

Bon, concrètement, ce plan, il dit quoi ?

  • Simplifier - l’organisation interne, la supply chain… Notamment grâce à l’IA. “Smarter, faster, better”, résume le DG (Daft Punk n’aurait pas dit mieux).

  • Mettre les clients ‘Gucci’ : ⅔ des boutiques vont être rénovées et modernisées, Kering veut se focaliser sur la qualité et la satisfaction client.

  • Relancer la croissance des marques phares : rendre Gucci à nouveau désirable (en développant la maroquinerie pour augmenter le chiffre d’affaires de 1 milliard à moyen terme par exemple), faire de Saint Laurent un indispensable de la mode hommes…

Plus encore : Kering mise sur sa division Eyewear, un secteur dont la croissance devrait exploser – alors qu’il représente aujourd’hui 1,6 milliard pour Kering – en partie grâce aux lunettes connectées de luxe, développées main dans la main avec Google.


Un peu de recul. Un autre aspect important, c’est la Chine. Kering veut y investir au niveau marketing, le groupe a signé un partenariat avec la Fashion Week de Shanghai pour soutenir les jeunes talents chinois et a même pris une participation dans la marque chinoise Icicle, spécialiste du quiet luxury.


Bref. Florence ne s’est pas faite en un jour, et il en faudra un peu plus pour plaire aux analystes avec lesquels Aktionnaire a pu discuter à Florence : l’action Kering a quand même chuté de 3% en Bourse. M’enfin, ils ne demandent qu’à être convaincus et "semestre après semestre, vous pourrez mesurer nos progrès." promet L. de Meo.