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Cityscoot est en cessation de paiement
Victor Velter/Shutterstock

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Un jour, une startup en galère. C’est au tour de Cityscoot.


  • Le spécialiste français des scooters en free floating s’est déclaré en cessation de paiement et s’est placé sous la protection du tribunal de commerce de Paris pour la deuxième fois de son histoire.


Comment en est-on arrivé là ? Comme toute bonne startup qui coule en 2023, Cityscoot paie les frais d’une expansion vitesse MotoGP. 


  • La startup française est arrivée à Paris en 2016 et a introduit le modèle du  “free floating” (solution de mobilité en libre-service sans bornes) en France, et ça plaît : Cityscoot compte 250 000 utilisateurs actifs, 2 500 scooters à Paris et plus de 18 millions de trajets depuis la création de l’entreprise en 2014.

  • Et comme toute bonne startup qui coule en 2023, Cityscoot a levé des fonds : environ 100 millions d’euros qu’elle utilise pour croître sans limite (notamment pour s’étendre géographiquement). 


Problème : Depuis sa création en 2014, on n’a pas vu l’ombre d’un bénéfice. Malgré le succès sur le terrain, le directeur financier, lui, saignait du nez : à cause de plusieurs dizaines de milliers d’euros de pertes chaque année, Cityscoot a dû souscrire à une augmentation de capital en 2022. En clair, les investisseurs y ont infusé environ 16 millions d’euros pour maintenir l’entreprise à flot, mais ça n’a pas suffi.


  • La concurrence des trottinettes électriques, la hausse des coûts énergétiques et le changement d’ambiance chez les investisseurs qui cherchent désormais de la rentabilité ont mené à la perte de Cityscoot. 


Et maintenant ? Cityscoot s’est déclaré en cessation de paiement pour pouvoir gagner du temps, trouver de nouveaux investisseurs et renouveler sa flotte, dans l’espoir de devenir enfin rentable.


  • En clair, Cityscoot veut désormais privilégier la qualité et le développement de son service en opposition à la croissance sans fin ni rentabilité. 

  • À noter : En juillet dernier, Cityscoot avait remporté l’appel d’offres de la Ville de Paris pour limiter à trois le nombre d’opérateurs de scooters électriques dans la capitale, un argument qui pourrait attirer des investisseurs.


Bref : Malgré tout, rien ne change pour les clients et les employés. Cette cessation de paiement va juste permettre de protéger les salariés, et de geler les dettes de l’entreprise pour « continuer sereinement la recherche » d’un investisseur. En cas d’échec, ce sera le redressement judiciaire ou la liquidation.

Cityscoot est en cessation de paiement
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  • Le spécialiste français des scooters en free floating s’est déclaré en cessation de paiement et s’est placé sous la protection du tribunal de commerce de Paris pour la deuxième fois de son histoire.


Comment en est-on arrivé là ? Comme toute bonne startup qui coule en 2023, Cityscoot paie les frais d’une expansion vitesse MotoGP. 


  • La startup française est arrivée à Paris en 2016 et a introduit le modèle du  “free floating” (solution de mobilité en libre-service sans bornes) en France, et ça plaît : Cityscoot compte 250 000 utilisateurs actifs, 2 500 scooters à Paris et plus de 18 millions de trajets depuis la création de l’entreprise en 2014.

  • Et comme toute bonne startup qui coule en 2023, Cityscoot a levé des fonds : environ 100 millions d’euros qu’elle utilise pour croître sans limite (notamment pour s’étendre géographiquement). 


Problème : Depuis sa création en 2014, on n’a pas vu l’ombre d’un bénéfice. Malgré le succès sur le terrain, le directeur financier, lui, saignait du nez : à cause de plusieurs dizaines de milliers d’euros de pertes chaque année, Cityscoot a dû souscrire à une augmentation de capital en 2022. En clair, les investisseurs y ont infusé environ 16 millions d’euros pour maintenir l’entreprise à flot, mais ça n’a pas suffi.


  • La concurrence des trottinettes électriques, la hausse des coûts énergétiques et le changement d’ambiance chez les investisseurs qui cherchent désormais de la rentabilité ont mené à la perte de Cityscoot. 


Et maintenant ? Cityscoot s’est déclaré en cessation de paiement pour pouvoir gagner du temps, trouver de nouveaux investisseurs et renouveler sa flotte, dans l’espoir de devenir enfin rentable.


  • En clair, Cityscoot veut désormais privilégier la qualité et le développement de son service en opposition à la croissance sans fin ni rentabilité. 

  • À noter : En juillet dernier, Cityscoot avait remporté l’appel d’offres de la Ville de Paris pour limiter à trois le nombre d’opérateurs de scooters électriques dans la capitale, un argument qui pourrait attirer des investisseurs.


Bref : Malgré tout, rien ne change pour les clients et les employés. Cette cessation de paiement va juste permettre de protéger les salariés, et de geler les dettes de l’entreprise pour « continuer sereinement la recherche » d’un investisseur. En cas d’échec, ce sera le redressement judiciaire ou la liquidation.

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