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La Chine gagne du terrain au salon de Munich

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Le secteur auto n’a pas attendu qu’on se remette de nos vacances : le salon auto (ou salon de la mobilité pour être plus éco-friendly) de Munich a commencé hier.


Pourquoi on en parle ? Ce salon relance la course à l’électrification des constructeurs, l’enjeu essentiel à leur survie. Malgré cette guerre des prix et de l’innovation, il y a une chose qui captivera encore plus cette semaine : les Chinois


Dans les faits : Le nombre de constructeurs chinois présents – parmi lesquels on retrouve BYD, Nio, et Xpeng Inc. – a plus que doublé sur deux ans. Le salon “international” de Munich n’a jamais aussi bien porté son nom : 41 % des exposants du salon de Munich ont leur siège en Chine. 


Comment en est-on arrivé là ? Les Chinois produisent des voitures électriques sans compter, grâce à différents ingrédients : des subventions gouvernementales, un nombre croissant de codeurs dans le pays qui lui a donné une longueur d’avance sur les dernières technologies, des coûts de production inférieurs et une chaîne d’approvisionnement en batteries hors-pair.


Résultat : L’automobile allemande et sa « Deutsche Qualität », dont la street créd’ n’est plus à prouver, commencent à voir flou.


  • Les constructeurs chinois produisent des voitures plus abordables et adaptées aux besoins des Chinois. Pendant ce temps, les Allemands sont sous pression à cause des problèmes logiciels qui ont retardé les nouveaux modèles clés, les pressions inflationnistes, la pénurie de travailleurs qualifiés et les prix élevés de l’énergie en Europe. 
  • Aujourd’hui, aucune marque allemande ne figure dans le top 10 des ventes de véhicules électrifiés en Chine, pays qui est devenu leur premier marché (où ils réalisent ⅓ de leur chiffre d’affaires et bénéfices).


Et maintenant ? Les constructeurs occidentaux se plient en quatre pour rivaliser d’une part face aux Chinois, et d’autre part face à Tesla qui roule sur la concu’.


  • BMW a présenté samedi son projet de « Neue Klasse » (Nouvelle Classe), une nouvelle gamme de véhicules et architecture électrique sur laquelle les véhicules seront construits, à partir de 2025.
  • Renault, le seul constructeur français présent sur le salon, a présenté hier son nouveau Scénic E-Tech électrique qui nous rappelle le style SUV. 


Bref : Malgré tout, les constructeurs occidentaux bénéficient encore de leur image de marque et de “pricing power” (capacité à maintenir des prix élevés), mais encore combien de temps… Là est la question.

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Dans les faits : Le nombre de constructeurs chinois présents – parmi lesquels on retrouve BYD, Nio, et Xpeng Inc. – a plus que doublé sur deux ans. Le salon “international” de Munich n’a jamais aussi bien porté son nom : 41 % des exposants du salon de Munich ont leur siège en Chine. 


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  • Les constructeurs chinois produisent des voitures plus abordables et adaptées aux besoins des Chinois. Pendant ce temps, les Allemands sont sous pression à cause des problèmes logiciels qui ont retardé les nouveaux modèles clés, les pressions inflationnistes, la pénurie de travailleurs qualifiés et les prix élevés de l’énergie en Europe. 
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Et maintenant ? Les constructeurs occidentaux se plient en quatre pour rivaliser d’une part face aux Chinois, et d’autre part face à Tesla qui roule sur la concu’.


  • BMW a présenté samedi son projet de « Neue Klasse » (Nouvelle Classe), une nouvelle gamme de véhicules et architecture électrique sur laquelle les véhicules seront construits, à partir de 2025.
  • Renault, le seul constructeur français présent sur le salon, a présenté hier son nouveau Scénic E-Tech électrique qui nous rappelle le style SUV. 


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