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La fin de l’inflation en zone euro ?
Bloomberg/Getty Images

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Un vent de fraîcheur souffle sur l’Europe, et on ne parle pas de météo : l’inflation en zone euro a reculé à 10% en novembre sur un an, après les 10,6% atteints en octobre. Concrètement, c’est le premier recul depuis… dix-sept mois (juin 2021).


Les chiffres ont montré que la hausse des prix en zone euro a diminué plus que prévu, mais la réalité derrière les chiffres ne nous permet pas véritablement d’enterrer l’inflation pour de bon.


Pourquoi une telle baisse ?

Les taux d’inflation ont été modérés en Allemagne, Italie, Espagne et Pays-Bas. En France, l’Insee estime le taux d’inflation à 6,2% sur un an en novembre: la hausse des prix de l’alimentation s’est accélérée par rapport à octobre alors que les prix de l’énergie ont ralenti leur progression (18,5% contre 19,1%).


L’inflation dans la zone euro a atteint des records ces derniers mois à cause des prix de l’énergie dans le rôle du coupable. Mais cette fois, le ralentissement de l’inflation s’explique par la baisse des prix de l’énergie : sur un an, ils ont augmenté de 34,9%, contre 41,5% en octobre sur la même durée. 


Pic ou pas pic ?

Maintenant que l’inflation a ralenti, le débat est lancé. Les investisseurs tentent d’anticiper le prochain move de la BCE : certains misent sur une hausse des taux de 0,75 point de pourcentage, d’autres sur 0,50 point de pourcentage.


Problème : l’inflation sous-jacente, une mesure de l’inflation qui exclut l’énergie et les produits alimentaires non transformés, a continué d’accélérer, de 6,4% à 6,6% alors que le consensus tablait sur un ralentissement à 6,3%.


Les investisseurs sont optimistes, mais l’inflation n’est pas encore dans le rétro. “Ça me surprendrait [si l’inflation atteignait un pic]” avait d’ailleurs déclaré la présidente de la BCE, C. Lagarde, en début de semaine.


Et de l’autre côté de l’Atlantique ?

C’était la fièvre du mercredi soir. 


  • « Le moment de modérer le rythme des hausses de taux pourrait venir dès la réunion de décembre » a déclaré Jay Powell, président de la Fed (Banque centrale américaine), lors de sa conférence au think tank Brookings Institution à Washington.


En clair, Powell sous-entend que la Fed est sur le point de se dégourdir les jambes, ce qui donne confiance aux investisseurs : les trois principaux indices boursiers américains ont bondi de près de 2% suite à la conférence.


Bref : Powell a précisé que la politique monétaire devrait rester restrictive jusqu’à ce que de réels signes de progrès apparaissent concernant l’inflation, mais les investisseurs ont fermé les yeux. Côté européen, le ralentissement de l’inflation rassure mais la réalité derrière les chiffres montre que Lagarde ne peut pas encore se vanter de pouvoir réduire le rythme des hausses de taux.

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Les chiffres ont montré que la hausse des prix en zone euro a diminué plus que prévu, mais la réalité derrière les chiffres ne nous permet pas véritablement d’enterrer l’inflation pour de bon.


Pourquoi une telle baisse ?

Les taux d’inflation ont été modérés en Allemagne, Italie, Espagne et Pays-Bas. En France, l’Insee estime le taux d’inflation à 6,2% sur un an en novembre: la hausse des prix de l’alimentation s’est accélérée par rapport à octobre alors que les prix de l’énergie ont ralenti leur progression (18,5% contre 19,1%).


L’inflation dans la zone euro a atteint des records ces derniers mois à cause des prix de l’énergie dans le rôle du coupable. Mais cette fois, le ralentissement de l’inflation s’explique par la baisse des prix de l’énergie : sur un an, ils ont augmenté de 34,9%, contre 41,5% en octobre sur la même durée. 


Pic ou pas pic ?

Maintenant que l’inflation a ralenti, le débat est lancé. Les investisseurs tentent d’anticiper le prochain move de la BCE : certains misent sur une hausse des taux de 0,75 point de pourcentage, d’autres sur 0,50 point de pourcentage.


Problème : l’inflation sous-jacente, une mesure de l’inflation qui exclut l’énergie et les produits alimentaires non transformés, a continué d’accélérer, de 6,4% à 6,6% alors que le consensus tablait sur un ralentissement à 6,3%.


Les investisseurs sont optimistes, mais l’inflation n’est pas encore dans le rétro. “Ça me surprendrait [si l’inflation atteignait un pic]” avait d’ailleurs déclaré la présidente de la BCE, C. Lagarde, en début de semaine.


Et de l’autre côté de l’Atlantique ?

C’était la fièvre du mercredi soir. 


  • « Le moment de modérer le rythme des hausses de taux pourrait venir dès la réunion de décembre » a déclaré Jay Powell, président de la Fed (Banque centrale américaine), lors de sa conférence au think tank Brookings Institution à Washington.


En clair, Powell sous-entend que la Fed est sur le point de se dégourdir les jambes, ce qui donne confiance aux investisseurs : les trois principaux indices boursiers américains ont bondi de près de 2% suite à la conférence.


Bref : Powell a précisé que la politique monétaire devrait rester restrictive jusqu’à ce que de réels signes de progrès apparaissent concernant l’inflation, mais les investisseurs ont fermé les yeux. Côté européen, le ralentissement de l’inflation rassure mais la réalité derrière les chiffres montre que Lagarde ne peut pas encore se vanter de pouvoir réduire le rythme des hausses de taux.

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