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La relation toxique entre l’Allemagne et la Chine
Pool/via Reuters

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Le 4 novembre, le chancelier allemand Olaf Scholz s’est rendu en Chine accompagné de 12 PDG de grandes entreprises allemandes, comme Volkswagen ou Siemens, pour discuter des relations économiques entre les deux pays. Mais cette visite est loin de faire l’unanimité. Explication.


Ces temps-ci, on peut douter de tout et surtout de l’économie allemande. L’industrie du pays n’est pas au top de sa forme et les risques d’une récession sont bien réels.  Dans ce contexte, l’Allemagne ne peut pas se permettre de se détourner de son plus grand partenaire commercial puisque selon Lisandra Flach, directrice de l’institut ifo d’économie internationale, ça conduirait à “d’importantes pertes de PIB”.


L’objectif pour l’Allemagne est d’obtenir des contrats pour ses entreprises, de mettre en place des relations commerciales plus équitables et d’approfondir la coopération. En clair, l’Allemagne est en sueur puisque selon O. Scholz “nous assistons à des discussions en Chine qui tendent davantage vers l’autonomie et moins de liens économiques”.


Problème : Cette visite est aussi mal vue que de parler de Bolloré sur le plateau de TPMP. Il y a des craintes d’une trop grande dépendance de l’Allemagne vis-à-vis de la Chine. Et c’est déjà le cas dans certains secteurs : l’industrie automobile, chimique et électrique dépendent des échanges commerciaux avec la Chine.


Le pouvoir chinois

En 2019, le gouvernement allemand discutait de l’exclusion de Huawei sur le développement de la 5G en Allemagne. 


Résultat : la Chine a menacé l’industrie automobile allemande sur son territoire. 


Plus récemment, la Lituanie a soutenu l’indépendance de Taïwan, et ça leur a valu l’instauration de barrières commerciales de la part de la Chine. Simple. Efficace.


La défense allemande

Le gouvernement allemand a récemment bloqué le rachat de deux usines de semi-conducteurs allemandes par des investisseurs chinois. Selon 

R. Habeck, ministre de l’économie allemand, “nous ne devons pas être naïfs et nous devons voir si les intérêts du commerce et du marché risquent d’être utilisés pour une politique de puissance contre les intérêts de la République fédérale d’Allemagne”.


C’est aussi le cas de la participation chinoise dans le port d’Hambourg. Au lieu d’acquérir 35% d’un des quatre terminaux, Cosco, une entreprise chinoise, ne pourra y acquérir que 24,9% par souci de dépendance à la Chine.


Et maintenant ?

L’Allemagne a besoin de la Chine et du marché qu’elle représente. Et ça tombe bien : selon un porte-parole du gouvernement, “le chancelier a essentiellement dit à maintes reprises qu’il n’est pas un ami du découplage ou du détournement de la Chine”.  


Bref : au-delà de l’aspect économique, il y a aussi l’aspect éthique. L’annonce de la visite en Chine avait été critiquée par des groupes de défenses des droits de l’Homme concernant les accusations de non-respect de ces droits contre le gouvernement chinois. Mais O.Scholz avait indiqué vouloir aborder ces sujets.

La relation toxique entre l’Allemagne et la Chine
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Le 4 novembre, le chancelier allemand Olaf Scholz s’est rendu en Chine accompagné de 12 PDG de grandes entreprises allemandes, comme Volkswagen ou Siemens, pour discuter des relations économiques entre les deux pays. Mais cette visite est loin de faire l’unanimité. Explication.


Ces temps-ci, on peut douter de tout et surtout de l’économie allemande. L’industrie du pays n’est pas au top de sa forme et les risques d’une récession sont bien réels.  Dans ce contexte, l’Allemagne ne peut pas se permettre de se détourner de son plus grand partenaire commercial puisque selon Lisandra Flach, directrice de l’institut ifo d’économie internationale, ça conduirait à “d’importantes pertes de PIB”.


L’objectif pour l’Allemagne est d’obtenir des contrats pour ses entreprises, de mettre en place des relations commerciales plus équitables et d’approfondir la coopération. En clair, l’Allemagne est en sueur puisque selon O. Scholz “nous assistons à des discussions en Chine qui tendent davantage vers l’autonomie et moins de liens économiques”.


Problème : Cette visite est aussi mal vue que de parler de Bolloré sur le plateau de TPMP. Il y a des craintes d’une trop grande dépendance de l’Allemagne vis-à-vis de la Chine. Et c’est déjà le cas dans certains secteurs : l’industrie automobile, chimique et électrique dépendent des échanges commerciaux avec la Chine.


Le pouvoir chinois

En 2019, le gouvernement allemand discutait de l’exclusion de Huawei sur le développement de la 5G en Allemagne. 


Résultat : la Chine a menacé l’industrie automobile allemande sur son territoire. 


Plus récemment, la Lituanie a soutenu l’indépendance de Taïwan, et ça leur a valu l’instauration de barrières commerciales de la part de la Chine. Simple. Efficace.


La défense allemande

Le gouvernement allemand a récemment bloqué le rachat de deux usines de semi-conducteurs allemandes par des investisseurs chinois. Selon 

R. Habeck, ministre de l’économie allemand, “nous ne devons pas être naïfs et nous devons voir si les intérêts du commerce et du marché risquent d’être utilisés pour une politique de puissance contre les intérêts de la République fédérale d’Allemagne”.


C’est aussi le cas de la participation chinoise dans le port d’Hambourg. Au lieu d’acquérir 35% d’un des quatre terminaux, Cosco, une entreprise chinoise, ne pourra y acquérir que 24,9% par souci de dépendance à la Chine.


Et maintenant ?

L’Allemagne a besoin de la Chine et du marché qu’elle représente. Et ça tombe bien : selon un porte-parole du gouvernement, “le chancelier a essentiellement dit à maintes reprises qu’il n’est pas un ami du découplage ou du détournement de la Chine”.  


Bref : au-delà de l’aspect économique, il y a aussi l’aspect éthique. L’annonce de la visite en Chine avait été critiquée par des groupes de défenses des droits de l’Homme concernant les accusations de non-respect de ces droits contre le gouvernement chinois. Mais O.Scholz avait indiqué vouloir aborder ces sujets.

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