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La BCE passe la seconde

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Après la Fed, la Banque d’Angleterre ou même la Banque du Canada, c’est au tour de la Banque centrale européenne (BCE) d’augmenter ses taux d’intérêt de 0,75%. La BCE veut prouver sa légitimité face aux investisseurs dans la lutte contre l’inflation malgré les possibles conséquences. On vous explique.

 

Comment en est-on arrivés là ?

La BCE a tardé à lancer la lutte puisqu’elle a longtemps considéré l’inflation comme une conséquence “transitoire” des réouvertures après la pandémie. Mais entre la demande persistante des consommateurs, les confinements en Chine provoquant des problèmes sur la chaîne d’approvisionnement, et le déclenchement de la guerre en Ukraine, la situation n’a pas donné raison à la BCE.

 

Résultat : Le niveau d’inflation, à 9,1% sur un an au mois d’août, accélère à la même vitesse qu’Erling Haaland.

 

Rappel : La hausse des taux permet de lutter contre l’inflation en réduisant la quantité de monnaie mise en circulation. Concrètement, il sera désormais plus coûteux de s’endetter auprès des banques, ce qui va diminuer la demande de prêt et par conséquent la consommation et l’investissement. Si la demande diminue, les prix auront tendance à baisser. 

 

Quelles sont les perspectives ? 

Les membres de la BCE étaient unanimes pour augmenter les taux ce jeudi 8 septembre et d’autres hausses sont aussi envisagées a déclaré C. Lagarde, présidente de la BCE, lors de sa conférence de presse. 

 

La banque centrale a revu ses prévisions de croissance à la baisse. Elle devrait atteindre 0,9% en 2023 et 1,9% en 2024. Mais l’inflation, qui a été revue à la hausse, devrait en revanche diminuer sur ces mêmes périodes. 

 

Bref : tout le monde parie sur la récession en Europe suite à cette hausse des taux mais Lagarde se veut rassurante et évoque ce risque qu’en cas de coupure du gaz russe. L’inflation en Europe provient en grande partie des prix de l’énergie et des produits alimentaires qui ont été propulsés suite à la guerre. Il faudra sûrement plus qu’une augmentation des taux pour inciter Mr. Poutine à nous livrer du gaz…

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Comment en est-on arrivés là ?

La BCE a tardé à lancer la lutte puisqu’elle a longtemps considéré l’inflation comme une conséquence “transitoire” des réouvertures après la pandémie. Mais entre la demande persistante des consommateurs, les confinements en Chine provoquant des problèmes sur la chaîne d’approvisionnement, et le déclenchement de la guerre en Ukraine, la situation n’a pas donné raison à la BCE.

 

Résultat : Le niveau d’inflation, à 9,1% sur un an au mois d’août, accélère à la même vitesse qu’Erling Haaland.

 

Rappel : La hausse des taux permet de lutter contre l’inflation en réduisant la quantité de monnaie mise en circulation. Concrètement, il sera désormais plus coûteux de s’endetter auprès des banques, ce qui va diminuer la demande de prêt et par conséquent la consommation et l’investissement. Si la demande diminue, les prix auront tendance à baisser. 

 

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Les membres de la BCE étaient unanimes pour augmenter les taux ce jeudi 8 septembre et d’autres hausses sont aussi envisagées a déclaré C. Lagarde, présidente de la BCE, lors de sa conférence de presse. 

 

La banque centrale a revu ses prévisions de croissance à la baisse. Elle devrait atteindre 0,9% en 2023 et 1,9% en 2024. Mais l’inflation, qui a été revue à la hausse, devrait en revanche diminuer sur ces mêmes périodes. 

 

Bref : tout le monde parie sur la récession en Europe suite à cette hausse des taux mais Lagarde se veut rassurante et évoque ce risque qu’en cas de coupure du gaz russe. L’inflation en Europe provient en grande partie des prix de l’énergie et des produits alimentaires qui ont été propulsés suite à la guerre. Il faudra sûrement plus qu’une augmentation des taux pour inciter Mr. Poutine à nous livrer du gaz…

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