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Conférence de Jackson Hole : Changement de ton pour entamer la rentrée
AMBER BAESLER / AP

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Comme chaque année au mois d’Août depuis 1982, la bande de banquiers centraux et économistes se réunissent dans une vallée perdue à plus de 2000m d’altitude : Jackson Hole. Idéale pour prendre de la hauteur et avoir l’esprit avant d’attaquer l’année 2022-2023. Et vu les sujets sur la table, une vallée perdue ne semble même pas suffir pour prendre suffisamment de hauteur…


La politique monétaire, scrutée par les investisseurs, est l’un des sujets importants de la rentrée. Et visiblement, les vacances n’ont pas réussi à détendre J. Powell, président de la Fed (Banque centrale américaine), puisque son discours prononcé lors de la conférence était pour le moins…épicé.


En clair, il s’est montré plus sévère quant à la poursuite de la remontée des taux d’intérêt pour ralentir l’inflation. Et ça, ça n’a pas rassuré grand monde.


Contrairement aux discours langue de bois tenus mensuellement, celui-ci était un peu plus cash : « Un atterrissage brutal serait le prix à payer pour ramener la stabilité des prix aux Etats-Unis » et il sera « long et douloureux » d’atteindre cet objectif. Pourquoi ? Quels impacts ? 


Powell power

L’atterrissage brutal fait référence à un ralentissement ou à une récession économique marqué(e) après une période de croissance rapide. La métaphore est utilisée pour les économies qui se heurtent à un obstacle brutal, comme en l’occurrence, une intervention de politique monétaire destinée à freiner l’inflation. Et “l’atterrissage brutal” mène souvent à une période de stagnation, voire de récession.


Après un mois de juillet aussi chaud sur les marchés que sur la carte d’Evelyne Dhéliat, J.Powell a indiqué ne pas comprendre cette euphorie, tout en rappelant qu’il n’y aura pas d’assouplissement de la politique monétaire tant que l’inflation ne sera pas maîtrisée.


Action-réaction : les marchés financiers mondiaux ont chuté après cette fin de soirée anticipée, et ont enregistré leur pire mois d’août depuis 2015.


Quelles perspectives ? 

Le mois de septembre s’annonce mouvementé sur les marchés financiers avec un grand nombre de statistiques et d’évènements. Parmi eux :

L’inflation US attendue en hausse à 8.7% (contre 8.5% précédemment)

 Réunion de politique monétaire de la BCE avec une possible hausse de taux de 0.75% ce jeudi.

 Les indicateurs d’activités aux US et en Zone Euro.


Bref : cette année sera encore marquée par le resserrement monétaire qui va se poursuivre.

Les banques centrales devront aussi s’adapter au contexte géopolitique qui touche tout particulièrement le secteur de l’énergie. Mais assurer une lutte contre l’inflation digne des plus grands guerriers tout en préservant la croissance est un défi de taille.

Affaire à suivre…

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Comme chaque année au mois d’Août depuis 1982, la bande de banquiers centraux et économistes se réunissent dans une vallée perdue à plus de 2000m d’altitude : Jackson Hole. Idéale pour prendre de la hauteur et avoir l’esprit avant d’attaquer l’année 2022-2023. Et vu les sujets sur la table, une vallée perdue ne semble même pas suffir pour prendre suffisamment de hauteur…


La politique monétaire, scrutée par les investisseurs, est l’un des sujets importants de la rentrée. Et visiblement, les vacances n’ont pas réussi à détendre J. Powell, président de la Fed (Banque centrale américaine), puisque son discours prononcé lors de la conférence était pour le moins…épicé.


En clair, il s’est montré plus sévère quant à la poursuite de la remontée des taux d’intérêt pour ralentir l’inflation. Et ça, ça n’a pas rassuré grand monde.


Contrairement aux discours langue de bois tenus mensuellement, celui-ci était un peu plus cash : « Un atterrissage brutal serait le prix à payer pour ramener la stabilité des prix aux Etats-Unis » et il sera « long et douloureux » d’atteindre cet objectif. Pourquoi ? Quels impacts ? 


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L’atterrissage brutal fait référence à un ralentissement ou à une récession économique marqué(e) après une période de croissance rapide. La métaphore est utilisée pour les économies qui se heurtent à un obstacle brutal, comme en l’occurrence, une intervention de politique monétaire destinée à freiner l’inflation. Et “l’atterrissage brutal” mène souvent à une période de stagnation, voire de récession.


Après un mois de juillet aussi chaud sur les marchés que sur la carte d’Evelyne Dhéliat, J.Powell a indiqué ne pas comprendre cette euphorie, tout en rappelant qu’il n’y aura pas d’assouplissement de la politique monétaire tant que l’inflation ne sera pas maîtrisée.


Action-réaction : les marchés financiers mondiaux ont chuté après cette fin de soirée anticipée, et ont enregistré leur pire mois d’août depuis 2015.


Quelles perspectives ? 

Le mois de septembre s’annonce mouvementé sur les marchés financiers avec un grand nombre de statistiques et d’évènements. Parmi eux :

L’inflation US attendue en hausse à 8.7% (contre 8.5% précédemment)

 Réunion de politique monétaire de la BCE avec une possible hausse de taux de 0.75% ce jeudi.

 Les indicateurs d’activités aux US et en Zone Euro.


Bref : cette année sera encore marquée par le resserrement monétaire qui va se poursuivre.

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